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Vous aimez le Stoner , le heavy rock , le heavy psych , le rétro , le desert rock ? Vous devriez trouver ici votre bonheur parmi les quelques centaines de chroniques de groupe et d'album découvertes et partagées depuis 2010.

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jeanmid

dimanche 25 juin 2017

Elder - Reflections of a Floating World



Il y a des disques comme ça que l'on attend impatiemment et cette nouvelle galette d'Elder fait bien sûr partie de ceux -là . On ne cesse d'être subjugué par la créativité du groupe américain qui se renouvelle sans cesse avec bonheur d'un album à l'autre tout en cherchant toujours à se dépasser . Alors que "Lore" nous balançais l'une des plus belles claques de l'année 2015 , on a pourtant l'impression que "Reflections of a Floating World " met encore la barre  un peu plus haut  . Six titres pour plus d'une heure d'une musique portée à son paroxysme par une combinaison parfaite de brio et d'inspiration magistrale . Aucun temps mort , pas une note à jeter , des arrangements et une écriture au cordeau qui donnent aux compositions ce mélange brillant entre puissance des riffs et raffinement des mélodies . Difficile de coller une étiquette précise - le faut-il d'ailleurs ? - aux sonorités du trio ( quintet à l'occasion de l'album ) ; du heavy rock pour l'intensité des chorus , un mix psych prog pour la richesse des mélodies et ces nombreux rebondissements rythmiques qui font cohabiter plusieurs atmosphères  et plusieurs parties au sein d'un même titre. Telle une poupée russe , les subtilités Elder se révèlent couche par couche et après plusieurs écoutes attentives .  La musique d'Elder se métamorphose à chaque fois et nous transporte , voyageurs hypnotisés par cet imaginaire de toute beauté , vers des horizons inconnus toujours aussi lumineux . Sans que l'on comprenne vraiment pourquoi la magie opère à chaque instant , la virtuosité s'efface très vite pour que ne reste à la fin que la réjouissance d'avoir découvert de nouveaux territoires insoupçonnés et jubilatoires. Que vous dire de plus ? Que j'ai adoré "Sanctuary " et ses riffs dévastateurs qui redonnent ses lettres de noblesse au headbanging , son break  fluide ,  majestueux et ses envolées de guitare volcaniques . Que le contraste de l'intro atmosphérique de " Falling Veil " avec la suite du morceau est juste saisissant  comme ces chorus qui vous rentrent dans le crâne tels des  marteaux piqueurs dans l'asphalte bien aidé dans leur travail par une section rythmique démentielle : puis le titre s'envole à  partir de 7'8'' vers de nouveaux cieux totalement captivant.  Que j'ai savouré " Staving Off the Truth " et cette entrée en arpège  support à ces chorus harmoniques qui enveloppent tout l'espace mélodique de ce titre avant que les synthés et ( le mellotron ? ) fassent leur irruption secondés par une basse bien charpentée  comme un peu de sonorités floydiennes et prog au milieu de ce déluge ultra fuzzé . Que l'on est conquis par le jeu théâtral  et les sonorités  vintage des synthés et claviers en parfait contrepoint de la puissance développée par les riffs et la rythmique de " Blind " parsemée de petits soli éblouissants made in Nick DiSalvo .  Que la lente progression rythmique sur l’instrumental " Sonntag" m'a hypnotisé comme le jeu de la paire Matt - Jack  qui apporte un relief incroyable aux notes de guitare tout en touché de Nick . Que le final enfin " Thousand Hands " avec ses multiples changements de sonorités , d'ambiances et de tempo m'a époustouflé .
Que du bonheur !
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Reflections of a Floating World (2017)
1. Sanctuary
2. Falling Veil
3. Staving Off the Truth
4. Blind
5. Sonntag
6. Thousand Hands













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jeanmid




dimanche 28 mai 2017

Ball



Un vent de fraicheur souffle ce mois-ci depuis la Suède avec la sortie de l'album du groupe scandinave Ball  via les labels Subliminal Sounds et Horny Records . Peu d'informations sur le combo à se mettre sous la dent si ce n'est qu'il a été formé par le mystérieux S. Yrék Ball il y a environ 3 ans accoquiné pour l’occasion avec  F.S. Ball à la basse et M.F. Ball aux fûts . .  Le power trio qui a sorti précédemment plusieurs singles revient aujourd'hui avec un mini album 6 titres aux accents vintage , chargé en fuzz et en chants démoniaques . On démarre en version instrumentale avec le premier titre " Balling " où le trio nous  balance un jam heavy rock jubilatoire avec  des chorus de guitares ensorceleurs  alliés à une section rythmique survitaminée . Puis les trois sorciers suédois se déchainent totalement avec " Speeding" , titre totalement déjanté dans lequel la combinaison guitares en folie + chant occulte délirant + rythmique sauvage agit comme par magie . Un morceau aux vibrations vintage salvatrices qui nous régale .
Arrivée des claviers sur" Satanas"  qui rajoutent une part supplémentaire d'envoûtement maléfique aux riffs carnassiers  et aux chants venimeux .  Un long solo en stéréo complètement addictif  pour emballer le tout . "Y en a un plus ...je vous le rajoute quand même ? " Bien sûr Monsieur on ne va bouder notre plaisir ! "Fyre Ball" nous propose un nouvel instrumental hypnotique , fuzzy à souhait . Un riff de guitare répétitif mis en relief par une wah wah hyperactive et une section rythmique à l'unisson...un titre trop court à mon goût . Sur "Fyre" l'influence de Hendrix se fait sentir avec ce riff à la Foxy Lady survitaminé gonflé à bloc grâce au soutien d'un orgue omniprésent et d'un chant de dément  . S.Yrek nous gratifie en bonus de quelques soli bien sentis qui complètent ce tableau irrationnel . Pour clore ce chapitre les suédois nous offre un mix de heavy psych hallucinée qui sonne 60/70s à fond . Aux chants maléfiques et délirants se juxtaposent de magnifiques chorus tout en réverbération qui parsèment telles des météorites incandescentes ce titre de part et d'autre .
En résumé une belle surprise que je vous conseille d'aller écouter ICI
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Ball EP (2017)
1. Balling
2. Speeding
3. Satanas
4. Fyre Balls
5. Fyre
6. Galaxy 666















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jeanmid

dimanche 23 avril 2017

Colour Haze - In Her Garden



Je retrouve avec plaisir le trio allemand au top de leur inspiration musicale avec ce nouvel opus " In Her Garden " - déjà le treizième de la discographie - sorti il y a quelques semaines  . Leur dernière production , "  To the Highest Gods We Know  " paru il y a trois ans m'avait en effet laissé un peu sur ma faim .
Pour ce nouvel album Colour Haze est revenu à l'essentiel et l’alchimie opère à nouveau . Parmi les 13 compositions - j'ai zappé les interludes - j'ai extrait les plus belles à mes yeux ou celles dont les couleurs m'ont le plus envoutées dans cet album si fleuri .. Des titres majoritairement instrumentaux où le combo teuton brille par sa créativité ,  par ses mélodies lumineuses et hypnotiques . Comme ce "Black Lilly " qui nous met dans le bain instantanément ; le titre dégage une puissance tellurique avec cette rythmique syncopée que conforme les riffs de Stefan , mordants et acérés . La force de l'ensemble est exacerbée par ces incroyables lignes mélodiques qui vous donnent envie de fermer les yeux afin de mieux d'en apprécier la richesse et la profondeur . Mais la mayonnaise prend encore mieux avec " Magnolia " qui vous envoûte instantanément avec ces chorus tout en touché  et qui se font par moment plus fuzzés , plus hargneux tout en gardant cette teinte mélodieuse dont le trio a le secret  . Les riffs saccadés comme le tempo sont  enlevés , groovy et  vous entraînent dans une folle sarabande . Stefan et ses acolytes Philipp et Manfred ne lâchent rien sur " Arbores" et les riffs savent prendre de la hauteur pour mieux nous émerveiller - écoutez celui à partir de 2'25" - avec cette petite teinte Allman Brothers qui transpire à travers ces soli en parallèle sur deux tonalités différentes..On en redemande ! "Lavatera " est la première à intégrer de belles notes de clavier qui donnent un côté vintage à l'ensemble  et supporte avec justesse la rythmique en fusion et les explosions de notes de la guitare du maestro . "Islands " renoue avec les morceaux fleuve du groupe et développe donc pendant plus de 11 minutes une flopée de notes qui s'échappent avec grâce de la guitare de Stefan ,  inondent l'espace avec majesté et caressent nos tympans avec légèreté et chaleur . Un titre qui vous embarque vers un ailleurs fantasmé , qui vous laisse  vous évader le temps d'un instant de vos contraintes physiques et psychologiques . "Labyrinthe' titre aux multiples rebondissements soniques complète  la brochette de riffs envoûtants et le dynamisme de sa rythmique par l'adjonction de quelques cuivres qui donne à cette composition une note classique plutôt étonnante . "Skydancer " à la rythmique virevoltante et aux envolées frénétiques de Stefan également aux vocaux sur ce titre . Du Colour Haze pur jus avec ces notes qui jouent l'alternance entre sonorités fuzzées et moments plus calmes , plus introspectifs . En bonus les descentes d'orgue qui ajoute une autre coloration et une intensité supplémentaire . Pour clore  cet excellent LP le trio enfonce définitivement le clou avec "Skydance " pendant 100% instrumental du titre précédent . Ils nous offrent un véritable festival de mélodies  , de chorus lumineux qui vous prennent littéralement aux tripes . Subtil mélange de notes en apesanteur et de riffs puissamment orchestrés qui s'enchainent avec magie pendant ces dix minutes .
Bravo les gars !



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jeanmid


samedi 25 mars 2017

Sun Blood Stories - It Runs Around the Room With Us



Certains albums semblent voués à la contemplation , à la rêverie et à l'émotion comme ce nouvel opus du groupe américain Sun Blood Stories . Après leur excellent premier LP studio  paru en 2015 il est vrai qu'on les attendait un peu au tournant ....Eh bien sur cette nouvelle galette , sorte de concept album où chaque composition semble venir compléter l'autre  , les chants ensorceleurs de Ben et d'Amber sont toujours présents associés à ces mélodies hypnotiques venues d'ailleurs . Des sons , des vibrations extrasensorielles issus d' une flopée d'effets couplés à la slide d'Amber , la rythmique de Ben  et soutenus par la frappe en apesanteur de Jon . Dix titres qui sentent le plaisir de trois musiciens à jouer ensemble , à rechercher l'harmonie parfaite et à nous donner un plaisir inédit .
L'émotion est là , palpable , sur ce " End of the Day " . Le chant panoramique d'Amber accompagné par de magnifiques lignes de synthés et quelques notes de guitare tout en touché . Une mélodie fine et envoutante qui donne envie de fermer les yeux pour mieux apprécier cette belle composition doucement mélancolique . Ben prend la suite au chant sur " Step Softly Ghost" entouré une nouvelle fois d'une mélodie douce et plein de charme  magnifiée par  ces quelques notes de piano auxquelles répondent ces notes de  guitare aériennes tout en réverbération  dont l'intensité des riffs s'amplifie progressivement comme le rythme du tempo , "Great Destroyer " , premier single de l'album, sur lequel on retrouve ce mélange unique qui avait fait mouche sur leur précédent album studio : cette alternance de  riffs  de guitare toniques et saturés dont la puissance est amplifiée par ces chorus hallucinés de slide et ces quelques notes quasiment caressées qui glissent dans vos oreilles avec bonheur . " Eclipse Theme " nous embarque quelques minutes pour un voyage lumineux et enchanteur avec ces quelques notes en sustentation qui reviennent inlassablement  et délicatement cajoler nos tympans , légers comme des plumes et impalpables comme des bulles de savon .
Le chant de fée d'Amber nous séduit et nous ensorcèle irrésistiblement sur " Come Like Rain"  comme ces mélodies mélancoliques et  planantes  avant que vous ne soyez pris par une  subite envie de remuer la tête en cadence afin de suivre  la rythmique syncopée et frénétique qui accompagne ces deux notes de guitare entêtantes qui envahissent tout l'espace sonore ..
Le trio n'oublie pas les beaux espaces  instrumentaux avec ce " Time Like Smoke " de plus de huit minutes . Après cette introduction chorale   , les notes foisonnent de toutes parts , liquides et cristallines . Fermez les yeux : vous vous retrouvez aspiré vers un au- delà où scintillent les étoiles . L'espace - temps n'a plus de frontières pour vous . Votre corps flotte dans l'espace galactique comme un nuage poussé par le vent  et vous découvrez , totalement médusé , la beauté de l'univers , à la fois si fragile et si fascinant par sa démesure . La redescente se fait en toute sérénité et nonchalance à l'écoute de " Echoer Approach " . Les majestueuses notes slidées  vous guident miraculeusement à travers ce magma intemporel et insondable . Soudain comme venus de nulle part et comme un heureux présage , d'autres éléments musicaux s'égaient  autour de vous avec grâce  et volupté . 
Je crois malgré tout que le sacré  restera malgré les soubresauts de notre époque et  malgré ce que nous dit " Nothing Sacred Will Hold " , que le beau sera toujours là pour nous émerveiller   comme ces mélodies qui inondent ce titre , à la fois majestueuses et remplies d'émotion et comme cet album qui se clôture par deux morceaux complètement barrés ce qui prouve que le trio a aussi un sacré sens de l'humour et une belle équipe d"amis qui les entourent de leur bienveillance. Allez à la prochaine et merci pour cette pépite éblouissante et totalement réjouissante .
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It Runs Around the Room With US (2017)
1. End of the Day
2. Step Softly Ghost
3. Great Destroyer
4. Eclipse Theme
5. Come Like Rain
6. Time Like Smoke
7. Echoer Approach
8. Nothing Sacred Will Hold
9. Burn
10. The Enemy















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jeanmid

dimanche 12 février 2017

Buried Feather - Mind of the Swarm



Quatre ans après leur excellent premier manifeste les australiens Buried Feather reviennent avec leur rock psychédélique raffiné qui mélange les influences des sixties avec ces claviers aux sonorités vintage et celles plus actuelles où les guitares gorgées de fuzz ont la part belle .
Neuf titres  différents et détonants qui partagent cet amour de la mélodie qui vous rentre dans le crâne instantanément tout en vous caressant les tympans . C'est le cas de ce " Would I Miss You " aux riffs groovy à souhait qui vous fait remonter le temps à vitesse grand V , une époque où les pantalons pat d'eph  se dandinaient sur les dance floor . Un chant envouté couplé à un orgue trépidant , encadré par de solides riffs de guitare carrés et éruptifs complété par  une armature rythmique bondissante . Belle entrée en matière !
Changement d'atmosphère avec " Dust " au climat plus aérien et plus léger  avec ces nappes de synthés vaporeuses qui encadrent d'omniprésents  chorus de guitare hypnotiques  me rappellant un peu  le jeu de Jason Simon des Dead Meadow . On continue dans le même esprit avec "The Stranger " avec ce riff de guitare à l'effet tournoyant sous phaser et flanger qui emmène un tempo répétitif tout en percussion . Un beau mal de cou en perspective si vous souhaitez accompagner la rythmique ...
Une basse survitaminée joue les avant postes dès l'entrée en matière de " Mind Of Swarm " suivi comme son ombre par la guitare spatiale , aux notes éthérées et par une batterie qui pulse  au diapason cette rythmique addictive démultipliée à l'infini .
"Sunshine " : On repart dans les sixties avec ces notes de clavier qui donnent le "LA" à cette mélodie sous LSD , énergique et explosive menée par une batterie frénétique et entêtante  qui n'aurait pas dépareillée dans un album de "Thee Oh Sees " .
Mais l'un des  titres phares de cet album est sans doute  pour moi " Endless C." Un titre qui tourne en boucle depuis plusieurs semaines dans mes enceintes et dans ma tête . Ces notes , comme du liquide semblant  littéralement inonder l'espace sonore : cette profusion de  fluides soniques à la fois mélodiques et colorés qui enveloppent avec bonheur vos tympans . C'est tout simplement beau et magnifiquement envoûtant .
Les vibrations toniques de l'orgue et de la guitare noisy  enrobent de leur vigueur  et de leur sombre mélancolie " Regular Creep " agrémenté ça et là de breaks intenses et irrésistibles grâce à une section rythmique éruptive et décapante .
Ambiance cotonneuse pour ce "Screen Dreamer "  où les douces nappes de synthés répondent à cette  rythmique métronomique pour un trip décadent et corrosif .
"Well Wishes " clôt ce nouveau chapitre des  australiens avec une composition au tempo plus vif et syncopé qui laisse libre cours  aux riffs noisy et fuzzy autant efficaces que dévastateurs  de la guitare secondé par un clavier qui renforce l'intensité sonique des quatre musicos et qui convient parfaitement pour ce final tout en puissance .
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Mind of Swarm (2017)
1. Would I Miss You
2. Dust
3. The Stranger
4. Mind of The Swarm
5. Sunshne
6. Endless C.
7. Regular Creep
8. Screen Dreamer
9. Well Wishes










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vendredi 10 février 2017

Lamagaia





Peu d'informations circulent sur ce groupe suédois basé à Göteborg . Quatre garçons concentrés sur leur art et leur inspiration . Au croisement du heavy psychédélique , du space , krautrock et du fuzz sous acide , le groupe scandinave sort ce mois - ci un nouvel album halluciné composé de deux longs titres à la force tellurique incroyables grâce à l'association avisée des deux labels Cardinal Fuzz et Sunrise Ocean Bender . Découverts avec leur précédent opus , l'excellent " Lamagaius ",  le combo suédois nous embarque pour un nouveau voyage musical intersidéral . Deux compositions aux ébouriffants riffs soniques entretenus inlassablement par une rythmique implacable . Comme "Aurora " qui égrène pendant plus de 16 minutes ces notes immatérielles et à la fois si percutantes . Un flot incandescent qui vous inonde de sonorités brutes gorgées de fuzz . Un refrain rythmique qui déroule imperturbablement son  rouleau compresseur laissant le chant ( en suédois ) lui répondre en écho puis aux chorus totalement débridés jouer les avant- postes . La wah wah en éruption ,  la fuzz  en ébullition et les delay au rupteur vous transportent dans une autre dimension .
"Panorama Vju" nous montre une autre facette du quatuor ; une facette plus contemplative , plus hypnotique . Légèreté et apesanteur sont au programme comme des bulles de savon qui flottent dans l'air frais du matin . De voluptueuses nappes de synthés nimbées de mélodies de guitares entêtantes , une basse qui joue le métronome avec en arrière plan la batterie tout en touché. Une deuxième partie ( à partir de 5' ) , plus enjouée et rythmée où se dévoilent de beaux chorus aériens et hallucinés comme un prélude à ces quelques notes de saxophone qui transcendent et trouent l'espace sonore tels les météorites dans l'espace invisible de l'univers . Magnifique !
Un album à découvrir sans aucun doute . Un conseil : profitez - en pour aller écouter le reste de leur discographie .
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Line-up :


  • Tobias : guitares , synthés
  • Carl : basse
  • Micael : batterie
  • Tore : guitares , synthés









Lamagaia (2017)
1. Aurora
2. Panorama Vju










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jeanmid








jeudi 2 février 2017

Farflung - Unwood Celluloid Frown


Impossible de passer à  côté de ce nouvel EP des ricains Farflung  intitulé " Unwood Celluloid Frown "  qui verra le jour le 7 avril via le toujours très actif label italien Heavy Psych Sounds . On y retrouve les marques de fabrique qui ont fait la réputation du groupe : puissance sonique , créativité et sonorités psychédéliques .  Les pionniers du heavy space rock à la sauce US reviennent en 2017 avec cinq nouveaux  titres diaboliques sous le bras qui vont combler vos oreilles toujours en attente de nouvelles expériences sensorielles .
Les gaillards de Los Angeles commencent très fort avec " You Will Kill for Me " : une bardée de riffs méga infuzzés qui décoiffent et vous rentrent dans le crâne comme dans du beurre  associés à une nappe d'effets et  de circonvolutions pyrotechniques impressionnantes . Gros débordement d'énergie côté chant et une rythmique massive et percutante qui assure la charnière  .Décollage garanti  et
déstabilisation totale avec ce premier titre foudroyant !
Ça y est on est en totale apesanteur avec " We Wish for Wounds " . Le titre nous embarque pour un voyage introspectif  intense  et extrasensoriel . Nappes de claviers et chorus de guitare se combinent par enchantement en une mélodie légère et vaporeuse portée par un tempo enjoué et répétitif . Des incantations en écho viennent apporter leur supplément de mystère et  de surnaturel .
"Unwood Celluloid Frown " apporte une touche plus synthétique ( celluloïde ) , électronique comme un hommage aux sonorités des groupes  US des années 70 - 80  tels que   Devo avec leur musique sautillante et frénétique que Farflung a assimilé dans sa grande lessiveuse musicale .
Retour à la contemplation avec "Axis Mundi  " long titre de plus de  douze   minutes comme une sorte de flottement vibratoire répété à l'infini irradiant dans vos  hémisphères cervicales .  Une rythmique minimaliste accompagne ces mélodies éthérées qui s'élèvent et planent lentement vers votre subconscient. Volupté et totale zénitude au programme .
"Silver Ghost With  Crystal  Spoons " termine  ce nouveau chapitre de Farflung tout en légèreté et en fluidité avec ces mélodies aux sonorités 70s qui vous caressent dans le sens du poil .
Un album à ne pas louper !
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Line-up :


  • Tommy Grenas : chant , claviers , guitares
  • Michael Esther : guitares , claviers , chants
  • Paul Hischier : guitare















Unwood Celluloid Frown EP (2017)
1.You Will Kill For Me
2. We Wish For Wounds
3. Unwood Celluloid Frown
4. Axis Mundi
5. Silver Ghost With Crystral Spoons













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jeanmid









dimanche 1 janvier 2017

Killer Moon



Alors que l'année 2016 vient de se terminer il y a quelques heures et que vous avez sans doute découvert les classements habituels des meilleurs albums de cette année , je souhaite revenir quelques mois en arrière et m'arrêter sur l'album des Killer Moon paru en août dernier . Un superbe LP qui flirtent avec le heavy psyché et le blues aérien , mélange sulfureux entre les riffs heavy Black Sabbath et les sonorités sixties de The Doors . Killer Moon nous vient de Chicago et "Nocturne Into Nebula " est leur quatrième opus studio . Déjà remarqués avec leur EP "Tunnel Vision " paru en 2013 , le combo US revient cette année avec un long album de plus d'1 heure de musique intense et lumineuse .
Ça commence par une intro parlée vouée à l'introspection et à la méditation  puis on passe aux choses sérieuses avec " Last Fast Die Young" qui résonne comme un manifeste des Stooges avec ses riffs nerveux et répétitifs combinés à un tempo - dynamite sous Tranxene .
Mais le voyage commence véritablement avec "Dazed " :  étourdissant maelstrom sonore qui n'est pas sans rappeler certains titres des Floyd au début des 70s  d'où finissent par sortir  ces riffs percutants et distordus portés par un tempo survolté et que domine un chant  généreux et habité - Jim Morrison sort de ce corps !  Montez le son et laissez vous porter par les pulsations de la basse et les chorus hendrixiens  de la guitare . Electrisant ! "Africans From Space" reste dans cette même veine avec un nouveau long jam qui gagne progressivement en intensité rythmique et dramatique comme  en folie sonique . Mais le trio sait aussi calmer le jeu et nous réserver quelques  moments où les notes semblent flotter librement dans l'espace , nimbées d'une lueur irréelle ..
"Death Trip " nous montre un côté plus mélancolique mais qui garde  toute sa hargne et sa vitalité . Les riffs sont incisifs et incandescents comme ce chant désincarné  mais malgré tout rugueux . "Blind" est un blues incandescent  et vaporeux  où ces notes de guitare réverbérées à l'envie  se mêlent à  la voix mélodique de Jesse sur laquelle se répercutent ces coups de boutoir rythmiques qui ne semblent jamais vouloir mourir .
Sortant un peu du lot ce " Transmitting " nous  rappelle les premiers U2 ou Joy Division . Hommage aux précurseurs de la New Wave ?
Retour aux atmosphères psychédéliques avec "Broken Blues" qui nous offre comme son nom l'indique un blues , lent , envoutant et aérien . Aux  chants mélancoliques et désincarnés s'associent ces riffs de guitare tranchants et mélodiques qui prêtent à la méditation et à la relaxation , ces lendemains de fête où le mal de crâne peut quelquefois vous tirailler quelque peu les tympans ...
Le final de cet album , "As Above So Below",  reste sur ce tempo lourd et lent ; ces notes en apesanteur , cette basse légère et cette voix comme flottant dans l'espace . L'accélération du rythme est prétexte  à un beau chorus plus enveloppé et distordu qui déchire l'espace sonore et met fin à vos derniers doutes quant à qualité de ce trio US qu'il convient d'aller découvrir au plus vite .
Site WEB : ICI
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Line-up :





  • Amaris Aviles : basse
  • Jesse Garza : chant , guitare
  • Anthony Macias : batterie





Discographie (sélection):





Nocturne Into Nebula ( 2016)
1. Temple of the Son
2. Live Fast Die Young
3. Dazed
4. Africans from Space
5. Death Trip
6. Blind
7. Transmitting
8. Broken Blues
9. As Above So Below











Tunnel Vision EP ( 2013)
1. Set You Free
2. Heavy Trip
3. Tunnel Vision
4. Dealing With the Devil
5. Gateway of the Gods













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BONNE ANNEE 2017




Bonne année à tous , de tout âge , de toute race , de toute couleur , heureux de partager cette même passion avec vous .

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jeanmid

samedi 17 décembre 2016

Frozen Planet ...1969 - Electric Smokehouse



Suite des aventures discographiques du combo australien Frozen Planet ..1969 avec l'arrivée début de l'année prochaine ( le 11 janvier )  de leur  nouvel opus "Electric Smokehouse " . Cinq titres instrumentaux pour  plus de 40 minutes de divagation cosmique et d'effets pyrotechniques . Attention les oreilles ! Les pédales de delay , la wah wah et le fuzz sont prêtes . On peut y aller !
Parmi les trois longues compositions que l'on trouve dans cet album voici "Ascendant " . Ça démarre tout de suite très fort : une basse en ébullition , une frappe de dément martyrise les fûts  sans relâche et la guitare déborde de chorus hallucinés à la minute . La delay et la wah sont aux avants poste pour vous embarquer pendant plus de 12 minutes dans la quatrième dimension des riffs intergalactiques . "Supersaturation " suit la même voie avec une suite de riffs complètement barrés qui occupent tout l'espace ; une sorte de heavy blues totalement allumé et transfiguré par les sonorités  diaboliques que nous balance Paul secondé par son frangin Franck qui donne le  tempo tel le meilleur  stakhanoviste de l'industrie soviétique . Ambiance aérienne et bluesy pour ce " Shores of Oblivion" qui calme un peu le jeu et nous laisse le temps de souffler et de fermer les yeux afin d'apprécier ces notes légères et frémissantes . Paul , ce grand enfant , ne pourra s'empêcher de bidouiller ses potards  de delay  en guise de conclusion . Emmené par une basse tonitruante , "Sonic Egg Factory" , nous fait entrer de pleins pieds dans un jam délirant où Paul s'en donne à coeur joie sur ses effets stéréos dynamitant ainsi le jeu conventionnel  des  guitaristes conformistes . Franck et Lachlan ne sont pas en reste : la section rythmique est littéralement déchainée se laissant aller à un jeu débridé et proche de l'improvisation . Soli et  chorus stratosphériques s'enchainent à vitesse grand V ne laissant que peu de répit à nos tympans endoloris . En guise de conclusion le trio nous propose "Pretty Blown Fuse " qui résume bien cet album déjanté et singulier .
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Electric Smokehouse (2017)
1. Ascendant
2. Supersaturation
3. Shores of Oblivion
4. Sonic Egg Factory
5. Pretty Blown Fuse



















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dimanche 20 novembre 2016

Of The Horizon



Profitons de la sortie vinylique de l'album de Of  The Horizon chez Kozmik Artifactz pour (re) découvrir ce groupe américain . Le power trio nous vient de Californie où il s'est formé en 2008 , à l'époque en  version duo . Initialement enregistré en 2011 , cet album a bénéficié d'un remastering salvateur  l'année dernière , travail  qui s'entend à la première écoute du disque : les riffs sont plus intenses et plus percutants et la voix mieux équilibrée que sur la version démo initiale .
40 minutes de musique addictive .  Cinq titres  qui dégagent une force tellurique et une atmosphère incroyable .   Des accords de guitare lourds et hyper graves  couplés à une rythmique en béton armé et un chant totalement envoûté : voilà le tableau . Parmi les cinq compos je vous ai choisi les trois plus belles pépites du lot  . Commençons par "3 Feet  " et ses riffs lents  et répétitifs qui consument l'espace dès les premières notes vite relayées par une section rythmique incandescente . Impossible d'empêcher votre tête de bouger et de suivre le tempo infernal . Puis avec le rythme qui s’accélère les notes se font plus incisives et plus carnassières me rappelant un peu certains morceaux de Black Sleep of Kali . On change complètement de style avec ce blues atmosphérique , "Unknown" . Des notes mélodiques qui s'élèvent avec grâce  dans l'espace sonore , légères et veloutées , appuyées par un tempo pachydermique . Le chant est à l'unisson : fluide et légèrement réverbéré . Un petit solo bluesy tout en toucher vient compléter le tout . J'ai également savouré "Hall of the Drunken King" long titre de plus de 11 minutes où l'on retrouve de sacrés bons  chorus heavy et ultra fuzzés . Même si les influences sabbathiennes sont manifestes , elles sont ici transcendées et réinventées . Bombardements de riffs énooooormes auxquels répondent un chant habité et puissant et une basse en pleine ébullition . Quant à la batterie  elle est tout simplement colossale !  Mais le plus beau reste à venir avec cette deuxième partie ( à partir de 5'00 ) qui vous prend aux tripes littéralement avec ce riff addictif qui  rentre  encore et encore dans votre  crâne et déclenche une imperceptible envie de secouer la tête comme un frappadingue . Carrément dément !  Vous l'aurez compris cet album est un must have ! Profitez en pour aller découvrir d'autres titres sur leur page Soundcloud .
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Line-up :
  • Mike Hanne : guitare , chant   
  • SHIG : batterie , percussions
  • Kayt Vigil : basse , chœurs










Of The Horizon ( 2016 )
1. 3 Feet
2. Caravan
3. Unknown
4. Gladhander
5. Hall of the Drunken King












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jeanmid

dimanche 30 octobre 2016

Concerts parisiens


Ce weekend de grande transhumance pour les uns étaient aussi l'occasion pour d'autres de s'en mettre plein les oreilles avec deux concerts à la capitale vendredi et samedi soir . 



Commençons la soirée stoner franco- italienne qui se tenait à l'Espace B sous l'égide Glad Stone Asso toujours présente pour abimer vos tympans endoloris avec une bonne de dose de décibels gourmands . Si la salle n'est pas nécessaire reconnue pour son acoustique audiophile ni son jeu de lumière éblouissant elle répond toujours présente quand il s'agit d'accueillir les groupes en devenir en tournée . Atmosphère bon enfant , public certes clairsemé mais de connaisseurs passionnés .
Début des hostilités avec les sympathiques lyonnais de Goatfather . Un groupe qui ne se prend pas la tête ni au sérieux mais qui délivre un fort honnête stoner rock pur jus . Quelques bons titres bien groovy notamment Hipster Fister - extrait de leur dernier album sorti en mai - qui donnent envie de se remuer le popotin et le reste ..





Belle claque avec l'arrivée sur scène des italiens de Woodwall . Avec un nouvel EP en bandoulière le power trio nous a balancé de sacrés riffs corrosifs à l'envie combinés à des mélodies surprenantes . Gros sons , une section rythmique dantesque au programme et headbanging en mesure obligé . Une des pièces maitresse du set a été pour moi " Miracle Blood " un excellent titre aux chorus ensorceleurs et démoniaques que je vous conseille d'aller découvrir au plus vite sur leur page Bandcamp.


Pour finir cette soirée nous avons le droit à My Home On Trees qui partage leur tournée européenne avec leurs compatriotes Woodwall . Un style heavy rock - stoner doom atmosphérique avec aux chants une voix féminine mais suffisamment puissante pour répondre aux riffs puissants  du guitariste et au tempo de la section rythmique . Un set sans fausse note mais qui manquait peut être un peu de titres charismatiques .







Deuxième concert hier soir au Supersonic , la salle qui monte à Bastille .
Un plateau plus éclectique mais franco français .
N'ayant pu me libérer suffisamment tôt pour découvrir le premier groupe j'attaque directement avec Fiend , le combo parisien . Le quatuor délivre un psych doom atmosphérique ultra puissant . Dès le premier titre le ton est donné . De longs morceaux percutants aux solo destructeurs . Des riffs en béton armé alliés à de nombreux changements de rythme et de mélodies polymorphes jouissives . Une prestation énergique qui finit de torturer mes vertèbres cervicales ....mais quel plaisir !
Une découverte de leur discographie est plus que conseillée ICI ,





Après ce set explosif de Fiend voilà l'arrivée sur scène des Tigres du Futur . Le groupe qui s'est déjà bâti un sérieux follow up , mélange différentes potions dans sa marmite musicale . Parmi elles le heavy psychédélique , l'occult ou le space rock . De belles nappes de synthés aériennes et omniprésentes encadrent deux duettistes guitaristes qui s'en donnent à coeur joie dans le riff illuminé et corrosif . Pour couronner le tout ajoutez y un batteur qui martèle ses fûts comme un forcené  - quitte à remplacer l'un des modules pendant le set - et un bassiste qui slalome sur sa Rickenbacker tel un mort de faim . Les compositions du quintet vous plonge immédiatement dans son  univers paradoxal et irrationnel . La foule ne boude pas son plaisir qui laisse la transe continuer et se clore avec le magnifique titre " Le jour de la colère astrale " . Ouah sacré show !
Page Bandcamp






Quelques vidéos de la soirée sont visibles sur ma page Facebook .

A+,

jeanmid















dimanche 16 octobre 2016

Långfinger - Crossyears



Les suédois de Långfinger reviennent cette année avec un nouvel album signé cette fois sur le label américain Small Stone Records . On y retrouve avec plaisir leur heavy rock percutant qui avait fait notre régal dans leurs précédentes productions . Le power trio basé à Göteborg nous gratifie de dix titres carrés qui révèlent les différentes influences du groupe , qu'elle soient vintage ou  plus  le reflet   des sonorités actuelles  . Ça démarre fort avec ce " Feather Beader " qui balance une rythmique en fusion en guise d'apéritif suivi par un riff entêtant qui vous rentre dans le crâne instantanément . Rajoutez -vous la voix chatoyante de Victor qui vous ensorcèle avec ses refrains chorales addictifs et vous obtenez une entrée en matière savamment réussie . "Stay Jupiter " est pour moi le type même d'hymne aux handbanging  avec ces riffs vifs et pénétrants comme  son refrain que l'on a envie de reprendre en chœur comme un seul homme . Aie mes cervicales ! Le char est lancé , difficile de l'arrêter comme le prouve " Fox Confessor " qui enfonce le clou côté rythmique agrémenté de ces jolis chorus dégoupillés par Kalle . Concis et bougrement efficace !  Le groupe n'oublie pas son goût pour les titres plus mélodiques avec " Crossyears "au chorus répétitif et addictif supporté par une section rythmique inaltérable et à la mécanique parfaitement huilée - mention spéciale à Jespser l'homme aux bras en acier ! Changement d'atmosphère avec cet  "Atlas" qui marque l'irruption des claviers . Une teinte plus bluesy et aérienne pour cette composition de plus de 7 minutes . Calme et sérénité au programme avec ces  chorus éthérés  comme  ce tempo lent et pesant qui soutiennent un chant puissant et épique . L'âme des 70s plane sur l'entrainant et virevoltant " Silver Blaze" aux riffs parfaitement rythmés et calibrés . En bonus un petit solo lumineux et efficace de Kalle . "Buffalo" sonne lui très ricain . Un tempo entrainant relevé par une batterie de riffs mélodiques et enjoués qui lancent un refrain tonique et détonnant . Le titre s'achève par un chorus tout en touché dont les suédois ont le secret . Une basse tout en vibrations lance ce "Ceasar's Blues " auquel vient de superposer un riff rythmique syncopé qui donne corps à cette composition à la teinte plus bluesy comme ce solo bien nerveux qui clôt le morceau . On souffle quelques minutes avec "Last Morning Light" . Une composition lumineuse toute en atmosphères changeantes : tantôt faite de  légèreté et de suspension , tantôt pulsant d'une cavalcade rythmique complètement insouciante et déterminée . Le trio nous réserve un petit joyau final avec "Windows in the Sky" qui nous embarque immédiatement dans sa rythmique tentatrice agrémentée de quelques subtils chorus . Le chant de Victor coloré et enlevé  et le superbe solo de Kalle  finissent  de nous convaincre . On en  redemande !


Page Facebook : ICI




Croosyears ( 2016)
1. Feather Beader
2. Stay Jupiter
3. Fox Confessor
4. Crossyears
5. Atlas
6. Silver Blaze
7. Buffalo
8. Ceasar's Blues
9. Last Morning Light
10. Window in the Sky











A+,


jeanmid







vendredi 30 septembre 2016

Nightstalker - As Above , As Below




Nouvelle critique inspirée de l'ami Jo Riou sur le nouvel album de Nightstalker .

On ne sait pas tous que les 70's ont fait connaître à la Grèce une transhumance Hippie et psychédélique assez importante. Et à n'en pas douter elle a su laisser pas mal de traces, pas que dans la discographie de Demis Roussos, mais aussi sur la tronche, d' Argy, le leader chanteur songwriter et créateur de Nightstalker. C'est ce qui est certainement à l'origine des hauts et des bas du groupe (changement de line-up, problèmes de santé, etc...).
« Quoi ? Qui a dit qu'un morceau s'appelait « Forever Stoned » sur cette album??? Qui ??? Je vois pas le rapport!!! »
Inspi 70's donc, qui certes a laissé des marques, mais qu'on ne dénigrera pas (plus), tellement elle trouve son importance pour le style de ce groupe qui a su y mêler tout ce qu'il fallait des déserts californiens ou un autre style musical bien connu (voir titre de ce blog) à ses débuts. Parce que ouais! Oublions pas qu'ils sont là depuis le début des 90's nos p'tits gars, et que sans eux, bon nombre de groupes de la scène grecque actuelle ne sonneraient peut-être pas aussi bien. « Saches que là bas, c'est PAPALOPOULOS qu'on les appelles, j'aime à te le rappeler! »

Bref, Argy, ce clone de Rob Zombie version grecque, tiens plus du Brant Bjork, Made In EU ! Que ce soit dans le charisme, les messages desservies : « Vive la vie, me prend pas pour un con, vive la pop culture décontractée et tiens tire un coup sur ce joint, tu verras on est bien ! », que par sa voix tonitruante, entre le chant endormi et le discours scandé sur une place Athénienne! Y'a pas!!! T'as quand même envie de reprendre la moitié des refrains de l'album avec lui.

Musicalement il n'y a rien à dire, si vous aimez le « Stoner », pardon le « Desert Rock », pardon, le « protopunk rock garage 90's », argh, vous faîtes chier!!! ...  Si vous aimez ce genre de sons vous serez servi. On est vraiment dans la définition parfaite du genre : amplis a 11, basse à fond, batterie aux fûts lourds , et aux cymbales cristallines, marquant la rythmique pour en faire un rouleau compresseur d'efficacité . Et surtout une guitare qui FUZZionne (appellation contrôlée) avec le tout comme à la belle époque.

Les compos de cet album restent une grosse invite à chiller tranquille, comme si t'étais le cul sur un transat tout confort, en train de te regarder pleins de vidéos sur un écran géant. Des vidéos toutes différentes, mais toutes bien cool.
Tu zapperais, de morceaux comme « The Dog That No-One Wanted » ou « Deeper » qui te présenterait un road-trip de mecs qui skatent accrochés à la Cadillac décapotable de leurs copines avec tout ce qu'il faut de bien dans la boîte à gant (fais travailler ton imagination). Puis tu zapperais sur des morceaux comme « We Belong To The Dead » ou « Zombie Hour » qui t'entrainent dans une ambiance plus dark de documentaire socio-politique qui t’amènerai à la conclusion que ce serait pas si mal d'envoyer des cocktails molo' sur ces connards de l'aube dorée, et que les gens se bougent plus le cul quand même !
Un album donc efficace et qui te fera secouer ta tête, mais 'tention au verre d'Ouzo que t'as dans les mains, ce serait bête de gâcher.

Ce 7e album des Nightstalker, ne s'aventure donc pas en terre inconnue. Mais c'est clairement pas un reproche qu'on lui fera tellement, il est cool et bien fait (comme la pochette qui est la plus audacieuse de leurs disco). En fait avec cet album, le groupe s'appuie surtout sur son héritage. Comme si après presque 26 ans d'existence, le groupe souhaitait rappeler à tout la scène montante grecque qu'il ne fallait pas les oublier, et qu'ils étaient là bien avant eux! Et pour toi petit Françouzen, ils ne t'ont pas oublié en t'offrant un album parfait pour t'introduire à leur son et à leur univers !
Pour conclure je dirais que cet album te donnerai presque envie d'aller les rejoindre sous le soleil hellénique, pour qu'ils te racontent comment c'est la vie chez eux, et si ils mangent vraiment que du tsatsiki...  Enfin ça...encore faudrait-il ne pas rater son avion...

Site officiel : ICI



As Above , As Below (2016)
1. Naked Fire
2. Space Matter
3. Zombie Hour
4. The Dog That No One Wanted
5. Deeper
6. Forever Stoned
7. We Belong to the Dead
8. My Electric Head
9. Blue Turns to Black









A+,

jeanmid





















samedi 17 septembre 2016

Comacozer



Le groupe australien basé à Sidney et qui a démarré ses activités en 2013 et qui s'était déjà fait remarqué grâce à un très bon EP en 2015 ,   vient de sortir un nouvel opus intitulé "Astra Planeta " après avoir été signé l'année dernière par le label hollandais  Headspin Records . Six titres instrumentaux aux riffs cosmiques et aux ambiances extra terrestres . Aux manettes et à la production l'ami Frank Attard ( Mother Mars et Frozen Planet 1969 ) et au design de la pochette Danny Graham ,  le fameux guitariste de Fever Dog . Fans de compositions aériennes et de sonorités éruptives vous allez être comblés .
Décollage immédiat avec " Saurian Dream " : soutenue par une rythmique lente et pesante  , Rick, appuyée par la basse de Rich toute en vibrations , nous délivre de magnifiques mélodies immatérielles et chatoyantes . Des notes légères qui vous caressent les sens et qui vous laissent tel un rêveur éveillé , insensible aux agressions du monde extérieur .Les notes graves dominent l'intro de "The Mind That Feeds the Eye" pour laisser bientôt  la place aux envolées éthérées de la guitare  Un périple céleste et majestueux à travers la lumière et ses chorus vaporeux qui vous prennent aux tripes . Magique  ! Un air chaud venu du désert qui borde le Nil  souffle  sur  ce "Navigating the Mandjet "" comme ses mélodies arabisantes qui égaient ce titre . Le trio nous embarque  en fait pour un voyage mystérieux vers le royaume des morts à bord de cette barque solaire  . La basse est de nouveau aux avants poste sur le début de " Illumination Cloud " avant que les circonvolutions harmoniques et intemporelles de Rick viennent insidieusement vous hypnotiser le corps et l'esprit . Une frénésie sonique et rythmique survient alors , qui vous surprend alors agréablement comme par enchantement . " Hypnotised by Apophis " c'est tout d'abord le déluge de feu et de fuzz qui sature l'air combiné à un martellement incessant et entêtant d'une section rythmique survoltée . C'est ensuite un solo bluesy et spacy qui s'envole vers la stratosphère avant que de terminer en une fusion sonore destructrice et saturée .

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Line- up :

  • Rick : guitare
  • Rich : basse
  • Andrew : batterie









Discographie choisie :




Astra Planteta (2016)
1. Saurian Dream
2. The Mind That Feeds the Eye
3. Navigating the Mandjet
4. Illumination Cloud
5. Hypnotized by Apophis













Deloun EP (2015)
1. Flamens of the Highest Order
2. Cosmic Hypnosis
3. Nebula Dawn





















A+,

jeanmid